2013, KENCHIKU - ARCHITECTURE
PARIS, FRANCE
Programme : L’exposition-laboratoire Kenchiku Architecture présente les propositions croisées de douze agences d’architecture japonaises et françaises sur les métropoles de Paris et Tokyo.
Maîtrise d'ouvrage : RAD (Research for architectural domain) avec le pavillon de l'arsenal
Maîtrise d'œuvre : NP2F
Type : Exposition
Avancement : 20/9/2013 > 13/10/2013

"LIEUX COMMUNS"

I don't have the slightest recollection.
I just don't remember anymore.
I know I was in Tokyo.
I know it was the spring of '83.
I know.
I had a camera with me, and I shot footage.
These images now exist, and they have become my memory.
But I can't help thinking if I'd been there without the camera,
I'd now be able to better remember.
Tokyo-Ga, Wim Wenders, 1985.

Tout peut potentiellement être troublant à Tokyo pour un œil étranger, et plus particulièrement pour un œil parisien.
Tout semble opposer ces deux villes, composition, patrimoine, globalité pour l’une ; hétérogénéité, mixité, détail pour l’autre.
Nous n’avons pas voulu nous pencher sur les modèles conceptuels qu’évoque la ville dans sa globalité, mais sur des exemples précis, des moments urbains qui ont trouvé une résonance, parfois très éloignée, avec des phénomènes spatiaux que nous connaissons mieux et qui nous ont tout simplement touchés.
Pas seulement en tant qu’architectes mais en tant qu’utilisateurs, que badauds.
Si la ville est un bouillon magmatique, véritable incubateur de presque tous types d'usages, de pratiques et d'espaces, nous nous intéressons au principe relationnel, de proche en proche, de la ville évoluant constamment et démultipliant les contacts, les superpositions, les imbrications, les "frôlements" entre domesticité et urbanité.
Les lieux qui en témoignent, ces lieux communs nous intéressent ici dans leur caractère rassemblant, ils représentent des lieux décloisonnés, peut-être plus intenses, plus "innervés".
Les 4 situations, présentées de façon scientifiques, voire archéologiques, sans contact directs les unes avec les-autres, sont en même temps réelles, volontairement hyperréalistes, et en même temps modifiées, assemblées ou dissemblées afin d’aboutir à la vision que nous en avons eue et surtout à la sensation spatiale que nous cherchons à communiquer.
Une réalité augmentée et peut être un peu détournée mais sincère.


photo: Antoine Espinasseau 


photo: Antoine Espinasseau 


photo: Antoine Espinasseau 


photo: Antoine Espinasseau 


photo: Antoine Espinasseau 


photo: Antoine Espinasseau 


photo: Antoine Espinasseau